Limoges est indissociable de deux savoir-faire du feu : l'émail sur cuivre, qui a fait sa réputation au Moyen Âge, et la porcelaine, née au dix-huitième siècle de la découverte du kaolin à Saint-Yrieix-la-Perche.
Le gisement de kaolin découvert en 1768 a fait de la ville la capitale française de la porcelaine. Le musée national Adrien-Dubouché conserve l'une des plus importantes collections mondiales, et plusieurs manufactures se visitent. La distinction avec la faïence tient à la matière et à la cuisson : la porcelaine, cuite à très haute température, est vitrifiée, translucide et sonne clair.
L'émail champlevé limousin, produit entre le douzième et le quatorzième siècle, se retrouve dans les collections d'art religieux du monde entier. L'émail peint de la Renaissance lui succède, et une production contemporaine se maintient.
La cathédrale Saint-Étienne, gothique rayonnant en granit, domine les jardins de l'Évêché qui descendent vers la Vienne. Le quartier de la Boucherie conserve ses maisons à pans de bois et sa minuscule chapelle Saint-Aurélien. Les halles centrales, de structure métallique, et la gare des Bénédictins, avec son dôme et son campanile, comptent parmi les édifices les plus remarquables du début du vingtième siècle en province.